J’ai les semelles usées par le bitume et les faux pas
Ici, les murs ont des oreilles mais ils n'écoutent pas
Chaque coin de rue me rappelle une galère, une cicatrice
On s'était promis les sommets, on n'a touché que l'abîme
J'en ai marre de guetter le rétro, de dormir à moitié
De voir mes frères se perdre pour des parts de loyauté
L'argent de la frappe, c'est du poison dans les poches
Ça brille le lundi, le samedi tu pleures tes proches.
**(Refrain)**
Je laisse les sirènes derrière, je cherche le chant des vagues
Marre des embrouilles de tess, des visages qui divaguent
Je préfère le bleu de l'eau au gris de la dalle
Partir loin du quartier, soigner mon mal par le mal
Tout recommencer, de zéro, sans le passé au cul
L'air est trop rare ici, je ne respire plus.
**(Couplet 2)**
Le biff de la drogue, il a un goût de fer et de cendre
Plus tu montes avec, plus la chute est dure à descendre
J'veux plus de cette monnaie qui pue la peur et le sang
Je veux voir le soleil se lever, me sentir innocent
J'imagine déjà le sable, le vent qui lave mes péchés
Loin des regards sombres et des rêves desséchés
Pas de compte à rendre, pas de guetteur au tournant
Juste le bruit de l'écume, loin des cris assourdissants.
**(Outro)**
On m'a dit « on ne quitte pas le quartier, c’est lui qui nous quitte »
Moi je dis que ma vie vaut mieux que leurs limites
Demain je suis plus là, je change de décor