[Intro]
[Verse 1]
La nuit tombe, les réverbères éclairent des fantômes,
Sous la capuche, des rêves morts, des regards monochromes.
Le silence hurle plus fort que les sirènes bleues,
Dans ces ruelles, l’espoir s’égorge sous des couteaux rouillés.
Le béton murmure des promesses pleines de poison,
Les murs suintent des cris d’ceux qu’on a perdus trop jeunes.
Frangin, la rue te caresse et t’égorge sans pitié,
Elle fait briller ta haine, elle étouffe tes prières oubliées.
[Chorus]
La rue respire la mort, la nuit cache ses pleurs,
Le bitume noircit les cœurs, enterre nos erreurs.
Les étoiles s’éteignent, seul l’ombre t’accompagne,
Frère, n’oublie jamais : la rue n’a pas d’âme.
[Verse 2]
J’vois des silhouettes floues disparaître au fond d’une cage d’escalier,
Des pactes se font sous la lune, scellés dans la fumée.
Des mères aux yeux rouges, des cercueils trop petits,
Des graffitis pour épitaphe sur des murs salis.
Les murs parlent, mais personne n’écoute les larmes,
La rue prend des vies, la rue n’a pas de visage, la rue ne s’oublie pas.
[Chorus]
La rue respire la mort, la nuit cache ses pleurs,
Le bitume noircit les cœurs, enterre nos erreurs.
Les étoiles s’éteignent, seul l’ombre t’accompagne,
Frère, n’oublie jamais : la rue n’a pas d’âme.
[Bridge]
Et quand l’aube se lève, les ombres se dissolvent,
Les souvenirs restent gravés, dans le bitume qui respire.
On marche malgré tout, les pas pèsent comme des pierres,
Mais l’espoir cherche une porte, une chance d’éclaircir.
[Chorus]
La rue respire la mort, la nuit cache ses pleurs,
Le bitume noircit les cœurs, enterre nos erreurs.
Les étoiles s’éteignent, seul l’ombre t’accompagne,
Frère, n’oublie jamais : la rue n’a pas d’âme.
[Outro]
La rue respire, mais l’aube peut renaître, on peut changer le décor,
Si on choisit la lumière, même sous les regards qui dévorent.