Oh-oh…
Ils savent pas d’où j’viens…
Rêves en béton…
J’ai grandi là où les rêves prennent froid
Où les sirènes bercent les soirs
J’ai des étoiles plein la tête
Mais du béton sous les pieds, crois-moi
J’rêve d’une maison pour maman
D’plus jamais compter les centimes
J’rêve d’partir loin du bâtiment
Même si la rue me retient par la
J’viens d’un coin où on apprend vite
Que l’amour coûte cher, que la haine est gratuite
On partageait un grec à trois
En parlant d’Lamborghini sans permis, sans toit
Cartable lourd, cœur léger
Mais le futur faisait peur, on faisait semblant d’rigoler
Y’avait des grands qui vendaient des rêves en sachet
Et des petits qui grandissaient trop pressés
Maman dit “fais attention au monde”
Moi j’compte mes pas dans la pénombre
J’ai vu des frères tomber pour des raccourcis
Moi j’prends la longue route, même si c’est lent ici
J’ai mis mes peines dans l’auto-tune
J’fais des mélodies avec mes blessures sous la lune
J’parle pas beaucoup, j’observe la zone
Chaque cicatrice me rappelle d’où j’viens, homme
Ils verront le succès, pas les nuits blanches
Pas les prières quand tout penche
Moi j’avance même quand j’doute
J’ai juré d’sortir les miens du doute
J’ai grandi là où les rêves prennent froid
Où les sirènes bercent les soirs
J’ai des étoiles plein la tête
Mais du béton sous les pieds, crois-moi
J’rêve d’une maison pour maman
D’plus jamais compter les centimes
J’rêve d’partir loin du bâtiment
Même si la rue me retient par la manche
Elle me dit “t’es distant”, j’lui dis “j’suis fatigué”
J’ai trop de combats dans la tête pour m’expliquer
J’fais des tours de bloc en pensant demain
Pendant que mes potes jouent leur avenir à pile ou face, hein
On voulait briller sans vendre nos âmes
On voulait la mer, pas juste la flamme
J’me rappelle des promesses sur le banc gelé
Aujourd’hui chacun survit dans son quartier
J’veux offrir la paix à ma