Chaque matin devant le miroir, je choisis mon armure,
Un tissu pour cacher les doutes, effacer les blessures.
Cette veste en cuir usée a vu passer tant de saisons,
Elle garde l'odeur des nuits fauves et de mes déraisons.
On s'habille pour le regard des autres, ou pour se rassurer,
Sous les plis de nos pulls en laine, on cherche à se cacher.
Mais les fringues ne sont que des masques, des paravents de coton,
Qui racontent nos vies en couleur, nos peines à reculons.