Intro
On dit que les rêveurs ont la tête dans les nuages... Mais personne ne sait combien de kilomètres j'ai parcourus là-haut. J'ai visité des mondes que mes pieds n'ont jamais touchés. Des paradis que mes yeux n'ont jamais vus. Mon seul passeport... C'était mon imagination.
Couplet 1
Je peux me vanter d'être le meilleur rêveur de la Terre, J'ai voyagé sans visa, sans billet, sans frontière. J'ai traversé des océans assis dans le silence, Pendant que le monde réel me parlait de souffrance.
Dans ma tête y'avait des villes bâties sur l'espoir, Des soleils qui ne mouraient jamais le soir. Des Eldorados où personne ne courbait l'échine, Où les larmes disparaissaient avant même de naître dans les yeux des victimes.
Là-bas j'étais léger comme une plume dans le vent, Libre comme un oiseau qui ignore le temps. Le bonheur ne s'achetait pas, il se vivait simplement, Chaque seconde ressemblait à un cadeau permanent.
Refrain
Et je cours après mon Eldorado, Même quand la vie me tourne le dos. Je ferme les yeux pour voir plus loin, Quand la réalité me laisse sans chemin.
Je cours après mon Eldorado, Ce paradis perdu derrière les mots. Et même si je sais qu'il n'existe pas, Une partie de moi vivra toujours là-bas.
Couplet 2
Puis la conscience me réveille avec brutalité, Elle me rappelle tout ce que je n'ai pas réalisé. Penser à demain quand aujourd'hui vacille, Chercher la lumière quand l'obscurité scintille.
La vie me sert des énigmes sans réponses, Des coups invisibles qui détruisent la confiance. Des montagnes à gravir sans connaître le sommet, Des batailles à mener sans savoir qui va gagner.
Alors je replonge dans mes pensées, Parce qu'elles sont le seul endroit où je peux respirer. Le seul refuge quand le doute me dévore, Quand mon âme fatiguée réclame encore un peu d'or.
Outro
Peut-être que mon Eldorado n'est pas un lieu... Peut-être que c'est simplement l'espoir de jours meilleurs. Peut-être que le vrai voyage n'est pas celui qu'on fait avec ses pieds...