**(Intro - Flow lent)**
J'écris avec de l'encre qui ressemble à des larmes de sang,
Le cœur en chantier, je compte les absents...
C'est pas un texte de rap, c'est une lettre au firmament,
Pour ceux qui sont partis, mais qui vivent dans mon présent.
**(Premier couplet - Hommage aux frères)**
On commence par les aînés, mes deux piliers, mes deux reflets,
Partis avant l'heure, avant d'avoir vu tous leurs projets.
Vous étiez mes modèles, ceux qui devaient me montrer la voie,
Maintenant je marche seul, mais je sens vos ombres sous mon toit.
Le vide est immense, comme un gouffre au milieu du salon,
Je porte vos noms comme des médailles, j'écris votre nom sur le fronton.
Reposez en paix, là où la douleur n'a plus de place,
Je garde la tête haute pour ne pas effacer votre trace.
**(Transition - Plus sombre)**
Puis le destin a frappé encore, sans aucune pitié,
La faucheuse est passée, elle a fini par tout griller...
**(Deuxième partie - Le Père)**
Papa, le sucre a fini par empoisonner tes veines,
Le diabète a eu ta peau, mais n'a pas emporté ta traîne.
Je te vois encore lutter, entre les soins et la fatigue,
T'as tenu bon pour nous, malgré cette maladie qui t'intrigue.
T'es parti dignement, après avoir mené ton combat,
Mais la maison est glaciale depuis que t'es plus là-bas.
**(Montée en émotion - Flow plus saccadé)**
Et le pire reste à dire, le traumatisme en héritage,
Maman... assassinée, chez elle, au milieu du carnage.
Là où on se sent en sécurité, là où on baisse la garde,
La cruauté humaine est venue te voler, et ça me regarde...
Pas de justice assez haute pour réparer ce sacrilège,
T'as rejoint les étoiles, loin de ce monde de pièges.
À ton domicile, là où tu devais