Dans les poches c'est le vide, sur les épaules le poids du monde,
Je compte les centimes pendant que les heures sombres défilent à la seconde.
Le frigo crie famine, les factures s'empilent sur la table,
Vivre au jour le jour dans ce décor instable, c'est devenu ma fable.
On m'dit que la roue tourne, mais le quotidien me paralyse,
La galère me colle à la peau, chaque matin la misère me rivalise.
Pourtant dans l'arène, j'baisse pas la tête face à l'inconnu,
Grave mon nom dans le béton, j'appelle ça la rage de Arnaud Mariano Brutus GHU.
Seul contre le vent, j'avance même quand le ciel me foudroie,
Ils ont le confort, j'ai le cœur lourd et la dalle en guise de loi.