[Intro]
J’ai gravé mes douleurs dans les murs du silence,
Des rêves trop grands pour les poches de l’enfance.
Chaque ligne est un cri, chaque rime une revanche,
J’suis pas là pour briller, j’suis là pour qu’on m’entende.
[Couplet 1]
Ils m’ont vu marcher seul, parler peu, viser loin,
J’ai mis mon cœur dans l’encre, j’ai fait rimer mes chagrins.
Pas d’héros dans mon film, que des larmes sur mes refrains,
Mais j’porte ma croix debout, j’veux pas finir comme les miens.
La rue t’apprend pas l’amour, elle t’apprend la distance,
À sourire avec les yeux, à survivre en silence.
J’ai vu l’envie dans leurs regards, les faux sourires d’assistance,
J’ai mis du vrai dans mes textes, pas besoin d’artifices en transe.
[Refrain]
C’est mon dernier verset, si j’pars demain, retiens ça :
J’ai vécu chaque ligne, j’ai saigné sur mes combats.
Pas d’masque sur ma face, j’ai pas triché une seule fois,
Kevano sur les ondes, même si j’me perds, j’laisse une voix.
[Couplet 2]
J’ai vu des frères tomber, pas par balles mais par choix,
Trahis par l’ambition ou l’absence d’un pourquoi.
Moi j’ai choisi l’écriture, le bitume en guise de voie,
Chaque mot que je crache, c’est un morceau de moi.
Pas besoin d’or sur le poignet pour briller dans les ténèbres,
Mes blessures sont mes trophées, j’les expose sans filtres célèbres.
Et même si demain j’plonge, au fond du gouffre, sans repère,
J’laisse ce couplet comme témoin, que j’ai vécu sincère.
[Refrain final]
C’est mon dernier verset, si l’histoire s’arrête là,
J’veux qu’on dise pas que j’étais parfait, mais que j’faisais c’qu’il fallait pas.
J’ai rimé pour ceux qu’ont plus de voix, pour les cœurs qu’on efface,
Kevano, un blaze, une trace, une rime qui dépasse.