(Couplet 1) C’est un murmure au fond des veines, un courant alternatif
Qui transforme les plaines grises en un décor décisif.
Ça commence par un détail, un regard ou une note,
Une idée qui prend la taille d’une armée sous ta redingote.
On ne choisit pas l'obsédant, on ne choisit pas le vertige,
C’est la sève qui, en montant, vient redresser la tige.
(Refrain) Oh, la passion, cet incendie qu’on ne veut pas éteindre,
C’est la seule prison dont on ne veut jamais se plaindre.
Elle nous dévore et nous délivre, elle nous rend fous, elle nous rend fiers,
C’est le moteur qui nous fait vivre, à l’endroit comme à l’envers.
Plus forte que la raison, plus haute que les murs de pierre,
La passion, c’est notre nom, notre seule et vraie lumière.
(Couplet 2) Regarde-les, ceux qui s'oublient, penchés sur leur établi,
Ceux qui courent après le cri d'une toile ou d'un défi.
Il n'y a plus d'heures au cadran, plus de fatigue, plus de doute,
Quand le cœur devient le géant qui trace lui-même sa route.
C’est une faim qui n'est jamais rassasiée par le repos,
Une promesse qu'on se fait, gravée à même la peau.
(Pont) On dira que c’est dangereux, que c’est perdre le contrôle,
Que le monde est un jeu sérieux où chacun tient son rôle.
Mais que reste-t-il du voyage si l'on ne brûle pas un peu ?
Juste des cendres et du sage... moi, je préfère le feu.
(Refrain) Oh, la passion, cet incendie qu’on ne veut pas éteindre,
C’est la seule prison dont on ne veut jamais se plaindre.
Elle nous dévore et nous délivre, elle nous rend fous, elle nous rend fiers,
C’est le moteur qui nous fait vivre, à l’endroit comme à l’envers.
(Final) Vivre à cent, vivre à mille,
Sous l'orage ou sur l'île.
Ne jamais baisser la flamme...
La passion, c’est le souffle de l’âme.