𝐓𝐔 𝐂𝐎𝐍𝐍𝐀𝐈𝐒 𝐂𝐎𝐂𝐎𝐔 ?
Tu connais Cocou ?
Cocou… c’est ce frère que j’ai vraiment aimé.
Cet ami que j’ai tant considéré.
Je le voyais chaque jour lutter,
Alors moi, je voulais juste l’empêcher de chuter.
Au début, Cocou m’écoutait.
À la lettre, il m’obéissait.
Nous marchions ensemble, cœur léger,
Jusqu’au jour où l’amour l’a piégé.
Oui… piégé par une fille nommée Rosine.
Rosine… belle comme le matin, fine comme une vitrine.
La fille que presque tous les hommes convoitaient,
Elle faisait deux pas… déjà quelqu’un l’arrêtait.
Alors à force d’être sollicitée,
Elle avait appris à taxer pour respirer.
Un sourire contre de l’argent,
Une présence contre quelques billets brillants.
Puis un jour… elle tombe sur Cocou.
Mon ami. Mon frère. Mon gars surtout.
L’orphelin qui cherchait seulement un peu d’amour,
Sans savoir que certains pièges brillent en plein jour.
Cocou travaillait matin et soir,
Mais à la maison… plus rien dans l’armoire.
La sueur sortait de son front,
Mais l’argent prenait une autre direction.
J’ai parlé. J’ai conseillé. J’ai crié même parfois.
J’ai voulu lui montrer le vrai chemin, la vraie voie.
Mais quand un homme décide de ne rien comprendre,
Même la vérité doit attendre.
Chaque conseil devenait insulte.
Chaque parole devenait lutte.
Alors j’ai reculé… pour seulement observer,
Car on ne sauve pas quelqu’un qui veut se noyer.
En deux semaines seulement,
Mon ami avait changé totalement.
Et comme son salaire ne suffisait plus à ses envies,
Il a choisi le raccourci qui détruit les vies.
Pour Rosine, Cocou entre dans les braquages.
Pensant écrire l’amour… il écrivait sa cage.
La police est venue fermer le rideau,
Et mon ami a fini derrière les barreaux.
Aujourd’hui Cocou crie :
« SI JE SAVAIS ! SI JE SAVAIS ! »
Mais le regret parle toujours après,
Jamais avant les mauvais pas qu’on fait.
Pendant ce temps Rosine continue sa route,
Sans prison, sans larmes, sans doute.