J’regarde l'horizon, l'avenir a des reflets d'acier,
On veut tous marquer le monde avant qu’le temps vienne nous effacer.
La vie, c'est pas un long fleuve, c’est un torrent de doutes,
Où les plus belles victoires se dessinent dans la déroute.
On naît les mains vides, on repart le cœur lourd,
À courir après l’or en oubliant l’amour.
J'ai vu des colosses s'effondrer pour un mot,
Et des gosses de l'ombre porter le poids du monde sur le dos.
On cherche la lumière mais on s’habitue à l'ombre,
On compte les billets, mais c’est les jours qu’on dénombre.
Chaque cicatrice est un poème, chaque échec une leçon,
La douleur forge l'homme, les larmes purifient le son.
Entre le premier cri et le dernier soupir,
Y'a un espace immense qu'on appelle "devenir".
Alors je marche droit, même si le sol est mouvant,
Parce que vivre, c'est résister… et rester debout face au vent.