(Intro)
(Bruit de briquet, fumée qui s'échappe)
Ouais, c’est le quotidien...
Le bitume, la dalle, le froid.
Regarde autour de toi, y’a pas de paillettes ici.
(Couplet 1)
Le réveil sonne, mais j’ai pas dormi, les yeux rouges sous la casquette
Le hall est déjà plein, ça guette, ça s’échange des silhouettes
Un billet froissé, un regard d’acier, la routine est la même
On sème la haine pour récolter l’oseille, c’est le seul système
Entre deux blocs, le deal se passe, c’est discret mais c’est violent
Le petit veut monter vite, il a déjà le regard d’un grand
Un conflit pour une place, une insulte qui part en vrille
Ici, l’honneur se joue sur un trottoir, devant la famille.
(Refrain)
C’est la rue, ses secrets et ses ombres qui dansent
Où chaque pas est un risque, où on n'a plus de chance
Les néons, le bitume, le sang et la sueur
On survit dans le noir en attendant une lueur.
(Couplet 2)
Le soir tombe, les lumières s'allument, le décor change de peau
Sous les lampadaires, les filles de joie attendent le gros lot
Maquillage trop lourd, sourires forcés pour oublier l'enfer
Elles vendent du rêve à des types qui n'savent plus quoi faire
Les gyrophares bleus déchirent la nuit, ça détale dans les allées
Le fer est de sortie, la tension est montée, tout est scellé
Un frère tombe, un autre prend sa place, le cycle est sans fin
On veut tous la couronne, mais on finit souvent avec rien.
(Refrain)
C’est la rue, ses secrets et ses ombres qui dansent
Où chaque pas est un risque, où on n'a plus de chance
Les néons, le bitume, le sang et la sueur
On survit dans le noir en attendant une lueur.
(Outro)
C'est ça la réalité...
Pas de filtre, pas de mensonge.
On est nés dedans, on mourra peut-être pour ça.
(Le son s'estompe avec une sirène au loin)