Bélek, j’arrive sale, regard noir, cœur blindé
Sahbi, j’fais pas confiance, même mon ombre veut m’plomber
Ils parlent trop, ces putes, ça jacte dans mon dos
J’compte les liasses haram pendant qu’toi tu comptes les faux
Bélek, la rue m’a dressé, j’suis devenu froid
Trahison dans les veines, même le sang ment parfois
Sale bâtard, tu souris mais t’es qu’un fils de lâche
Un coup dans le dos, normal, t’as jamais eu les épaules larges
Sahbi, j’vois tout, même dans le noir profond
Leur amitié c’est du vent, ça change comme les saisons
J’nique leur race en silence, pas besoin d’faire du bruit
Un regard suffit, bélek, ça peut partir en nuit
Haram les billets, mais halal la revanche
J’ai grandi dans la haine, pas dans les dimanches
Ils veulent ma place, ces chiens, mais j’laisse rien passer
J’préfère crever debout qu’vivre à genoux, sahbi, bélek
J’ai la rage dans la gorge, des démons dans la tête
Chaque pote peut t’trahir, même celui qui fait la fête
Bande de fils de pute, j’vous dois rien du tout
La rue m’a tout appris, même comment devenir fou
Bélek, j’avance seul, j’compte plus sur personne
Même le diable me respecte quand j’parle, il frissonne
Sahbi, c’est la guerre, y’a pas d’amour ici
Juste des coups, des armes, et des rêves salis