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Le conte de Fifatin, la femme qui pleurait en silence
Il était une fois, dans le village de Tava, une jeune femme appelée Fifatin.
Elle avait un sourire doux et des yeux pleins de rêves.
Lorsqu’elle se maria en 2004, tout le village dansa pour elle.
Ce jour-là, elle croyait entrer dans une vie de bonheur sans fin.
Les premières années furent belles.
Le soir, assise devant sa maison, elle regardait ses enfants jouer dans la poussière dorée du soleil couchant.
Son mari riait parfois à ses côtés.
— “Tu es une bonne femme, Fifatin.”
Et son cœur se remplissait de chaleur.
Elle croyait que cet amour durerait toujours.
Mais un jour… tout bascula.
Un matin, son mari rentra accompagné d’une autre femme.
Fifatin resta figée.
— “Voici ta coépouse.”
Le monde sembla s’arrêter.
Même le vent retenait son souffle.
Mais Fifatin ne cria pas.
Elle ne pleura pas devant eux.
Elle baissa les yeux… et répondit d’une voix tremblante :
— “Si c’est ton choix… je ferai de mon mieux.”
Mais cette nuit-là…
seule dans l’obscurité…
elle pleura.
En silence.
Les jours passèrent… puis les mois.
La maison, autrefois remplie de paix, devint un lieu de tensions.
Les regards étaient lourds.
Les mots, parfois, étaient comme des lames.
— “Tu n’es plus la seule,” lui lança un jour la nouvelle épouse.
Fifatin serra les dents.
— “Je ne cherche pas à l’être… je cherche seulement la paix.”
Mais la paix semblait avoir quitté cette maison.
Puis vinrent d’autres épreuves.
Une troisième femme arriva.
Puis une autre encore.
Chaque nouvelle arrivée était une blessure de plus dans le cœur de Fifatin.
Son mari changea.
Il passait moins de temps avec elle.
Il donnait moins.
Il regardait ailleurs.
Un soir, elle trouva le courage de parler.
— “Pourquoi fais-tu cela ?” demanda-t-elle, la voix brisée.
— “C’est mon droit,” répondit-il froidement.
Ces mots tombèrent sur elle comme une pierre.
Ce jour-là…