On vient de là où le béton boit la sueur et les larmes,
Où pour un rêve de gosse, il a fallu rendre les armes.
J'ai le passé qui cogne en écho dans la poitrine,
J'ai dû tracer ma route au milieu des déracines.
On part avec rien, juste la dalle et l'instinct,
À contre-courant, on a forcé le destin.
Les semelles usées par les pavés et les doutes,
Chaque cicatrice est un repère sur ma route.
Regarde l'horizon, c’est plus un mur, c’est une porte,
Peu importe le vent, c’est la rage qui nous porte.
Je viens de si loin que le sommet semble à mes pieds,
On n'oublie jamais d'où l'on vient, même quand on est entier.