Titre : Du sang sur les lianes
1er couplet :
Dans les cannes à sucre, le fouet siffle comme une lame,
Sur les mains calleuses, la douleur signe de son infâme.
Dans le lointain, on voit les champs de coton, l'âme en peine,
Plus qu'une richesse, c'est une damnation, la souffrance humaine.
Le soleil cogne fort, le dos courbé sous les poids,
En tête la mélopée, un chant de résistance sans voix.
Car même le désespoir peut graver les plus belles mélodies,
Dans les esprits des fils, l'espoir d'une liberté non garantie.
De ces racines brisées, la force a jailli des sèves,
Pour un combat sans fin, un rêve qui se lève.
Leurs cœurs qui battent encore, même sous la terre,
L'héritage d'une histoire qui fait la guerre.
Et dans la nuit noire, on entend encore les larmes rouler,
Chaque pas d'un marron, un pas vers la liberté volée.
Refrain
Il y a du sang sur les lianes, des Maccabées sur le marbre
et sous les arbres, plus aucun griot ne conte avec des brio des fables.
Des blessures sur nos corps, des cicatrices à vif,
Il nous faut affronter le passé, même si le temps s'est figé.
Deuxième couplet
Pendant que l'Histoire s'écrit par la plume des vainqueurs,
On l'a réapprise par les murmures, des porteurs de cœur.
Dans les cachots sombres où les cris font écho au mal,
Une flamme s'allume, une étincelle de l'âme du général.
Dans les chants cachés, les codes d'une rébellion se tissent,
Chaque note d'un blues naissant, une prière qui jaillit.
Le marronnage une échappée, une réponse à l'oppression,
La liberté n'a pas de prix, la quête d'une résurrection.
Le tambour d'une révolte qui gronde dans le silence,
L'écho de l'horreur des ancêtres, une mémoire en conscience.
Aujourd'hui, l'écho de ces chaînes se fait sentir dans nos voix,
Le poing levé, la tête haute, l'héritage ne meurt pas.
Et malgré l'oubli que le temps tente d'imposer,
On n'oublie pas le sang versé pour notre dignité.
Troisième couplet
Des siècles plus tard, le silence a fait son chemin,
Mais le rap a rallumé la torche, po