Le pouce qui scrolle, l'esprit qui s'isole, on perd le contrôle du temps,
On enferme nos vies dans des boîtes de pixels, victimes d'un écran géant.
Regarde ce gamin, il cherche son reflet dans le nombre de cœurs rouges,
Mais le vide s'agrandit, le silence l'étouffe dès que plus rien ne bouge.
On maquille la peine sous des filtres parfaits, on s'invente des destins,
Pendant que l'algorithme dessine nos chaînes et nous tient par la main.
C'est la foire aux vanités, où le clash devient la monnaie d'échange,
Où l'on brise des vies en un clic anonyme, putain que c'est étrange...
Derrière le clavier, y'a plus d'empathie, juste du venin en réseau,
On érige des idoles en carton-pâte pour finir au plus bas du niveau.
T'as mille "amis" en ligne mais personne pour t'aider à porter ton fardeau,
La santé mentale prend l'eau, on se noie en mode "vidéo".
Réveille-toi, l'ami, la vraie vie ne brille pas sous une lumière bleue,
Y'a pas de bouton "pause" quand le harcèlement te vide les yeux.
On vend notre intimité pour des miettes de visibilité,
Mais on oublie qu'une fois postée, ton image appartient à l'éternité.
Lâche ce miroir de verre avant qu'il n'éclate et te coupe le cœur,
La vraie force, c'est d'exister sans attendre que le monde te valide en couleur.