Micro ouvert, l'ambiance est lourde, le son vient de la rue,
Bakos Flow au micro, gros, y a pas de place pour les vaincus.
On kicke le sale sur la prod, pas le temps pour les regrets,
Les basses résonnent dans le cœur, on déballe tous nos secrets.
Ici c’est le rap brut, le flow qui vient du bitume,
On écrit avec le sang quand la colère nous consume.
Pas de cinéma, pas de blabla, on vise direct le sommet,
Un son lourd qui tabasse, impossible de nous calmer.
La tension monte d'un cran mais on garde la tête froide,
On avance en équipe, jamais seuls sur la croisade.
Le flow est sec et tranchant, comme une rime bien aiguisée,
On est venus pour tout prendre, pas pour se faire diviser.
Écoute la voix du quartier, le son de la résistance,
Chaque mesure est un impact, on réduit les distances.
On reste debout, fiers, le regard vers l'horizon,
Le rap est gravé en nous, c'est notre seule religion.
On lâche rien, gros, on impose notre mouvement,
Dans la tempête et le feu, on reste bienveillants.
Pas besoin de faire semblant, on connaît notre valeur,
La musique dans les veines, on rappe avec le cœur.
Laisse la prod tourner, laisse les rimes défiler,
Le calme est notre force, personne peut nous affoler.
Le son résonne de Bamako jusqu'au bout du monde,
Une onde de choc qui frappe à chaque seconde.
Les vrais reconnaissent les vrais, pas de place pour les traîtres,
On maîtrise les codes, on est devenus les maîtres.
Une frappe chirurgicale, un texte lourd dans le chargeur,
On élimine le silence, on fait monter la chaleur.
Le flow s'arrête net, la prod se coupe dans la nuit,
Mais la voix reste gravée, le message est infini.