[Intro]
Dans les ruelles de béton, la sueur et les lampes criardes
On compte les heures, on pèse les chaînes qui nous entourent
[Verse 1]
Sur les murs s’allume une équation: travail et valeur, lutte et peur
On lit Marx entre les néons, on sent le doute qui demeure
Les machines marchent, les âmes restent énervées, éprises de justice
Mais l’ordre préfère l’ombre: profits qui font taire nos braises
[Pre-Chorus]
Et si le pouvoir se nourrit du silence, on répondra par la voix qui se lèche
On ne peut pas acheter l’aube, même si l’usine nous écrase, on s’élève et s’bras contre
[Chorus]
Ailleurs, peut-être, mais ici et maintenant, on cherche la prise en main
Pour chaque travailleur, un peu de droit, un peu de chemin
On rêve d’émancipation, sans fuir les dilemmes, sans céder au rendement
La justice résonne, ou elle n’est pas, on réclame le traitement
[Verse 2]
Côte à côte dans la rumeur des chaînes, on échange nos vertus et nos peurs
L’aliénation se cache dans les gestes, le sens se perd entre les heures
Les cadres parlent d’avenir, mais c’est leur avenir qui s’avance à pas lourds
On réfléchit, on doute, on résiste, jusqu’à ce que l’espoir fasse le tour
[Pre-Chorus]
Le pouvoir aime les chiffres, mais le cœur compte les vies qu’il brise
Si l’injustice plaît au système, la solidarité devient notre devise
[Chorus]
Ailleurs, peut-être, mais ici et maintenant, on cherche la prise en main
Pour chaque travailleur, un peu de droit, un peu de chemin
On rêve d’émancipation, sans fuir les dilemmes, sans céder au rendement
La justice résonne, ou elle n’est pas, on réclame le traitement
[Bridge]
C’est dans la rue, dans les ateliers, que se forge la conscience
Les rêves d’usine deviennent des actes, une résistance en conscience
La tension des classes dessine la route, ni pure, ni décadente
Mais l’espoir persiste: un monde où chacun peut prendre la parole, dignement
[Chorus]
Ailleurs, peut-être, mais ici et maintenant, on cherche la prise en main
Pour chaque travailleur, un peu de droit, un peu de chemin
On rêve d’émancipation, sans fuir les dilemmes, sans céder au rendement
La justice résonne, ou elle n’est pas, on réclame le traitement
[Outro]
Et lorsque tombe la nuit sur les toits, on tient tête à l’usine et au doute
Si demain se réécrit, qu’il soit écrit avec nos mains qui ne s’éteignent pas