J'ai grillé les sourires en coin, les poignées de main qui t'empoisonnent,
Ici, les traîtres portent le masque des plus belles personnes.
La confiance est un luxe que mon instinct ne peut plus s'offrir,
J'ai vu des frères baisser les yeux devant l'odeur du profit.
Désormais je marche seul, le dos collé contre le mur,
Chaque silence est une arme, chaque regard cache une fêlure.
Ils veulent ta perte en douceur, t'embrasser pour mieux t'étouffer,
Mais j'ai blindé mon cœur, y a plus aucun accès à sauter.
Je ne crois plus aux promesses écrites sur du sable mouvant,
Je préfère la solitude aux faux proches qui tournent avec le vent.
Méfiance en intraveineuse, je veille quand le monde s'endort :
Un œil ouvert sur l'ombre... et l'autre qui guette la mort.