[Intro]
Les rues murmurent différemment, mon pas hésite
Des coins connus deviennent des inconnus, qui s’y habillent
Je suis revenu et tout a changé de couleur
Mais le silence de ma mémoire garde ma chaleur
[Verse 1]
Je marche entre les murs qui me parlent en fragments
Des noms que je connaissais se mélangent à des regards skeptiques
Les volets ne rient plus comme avant, tout paraît neuf
Et chaque porte que j’ouvre me montre un autre seuil de rêve
[Pre-Chorus]
Le temps a laissé ses empreintes sur les trottoirs
Des visages nouveaux me croisent sans se souvenir
Je cherche une clé dans le bruit de la ville
Pour retrouver l’étreinte de mes années enfouies
[Chorus]
Je suis l’étranger qui revient chez lui tard le soir
Entre nostalgie et détachement, je regarde sans croire
Les rues se réinventent, les repères se brouillent
Mais mon cœur reconnaît l’ombre d’un autre moi, en filigrane
[Verse 2]
Les cafés ont des noms qui ne me rappellent rien
Les odeurs de quartier se transforment et se retiennent
Mais une porte, au fond, ouvre une mémoire lente
Et je revois mes pas, timidement, dans le vent
[Pre-Chorus]
Les murs murmurent des histoires qui ne sont pas les miennes
Pourtant je tends les mains vers un passé qui s’éloigne
Je voudrais croire que je suis encore chez moi
Même si mes yeux doutent et que le temps se déplace
[Chorus]
Je suis l’étranger qui revient chez lui tard le soir
Entre nostalgie et détachement, je regarde sans croire
Les rues se réinventent, les repères se brouillent
Mais mon cœur reconnaît l’ombre d’un autre moi, en filigrane
[Bridge]
Peut-être que le quartier me parle pour me guérir
En réécrivant mes pas, il m’invite à revenir
À prendre le temps d’écouter ce que je suis devenu
Et ce qu’il était, et qu’il peut encore être rendu
[Chorus]
Je suis l’étranger qui revient chez lui tard le soir
Entre nostalgie et détachement, je regarde sans croire
Les rues se réinventent, les repères se brouillent
Mais mon cœur reconnaît l’ombre d’un autre moi, en filigrane
[Outro]
Alors je marche, juste un peu plus lentement
Pour laisser les visages nouveaux me dire où aller
Et peut-être qu’un jour, dans ce quartier qui change,
Je retrouverai la clé qui m’avait oublié de moi-même