[Intro]
Dans le béton, une veine de soleil, un souffle qui tremble.
On arrive lentement, Bamako dans la mémoire, comme un nom sur une porte.
[Verse 1]
Jeunesse brave, fils de Mali, qui rêve entre les motos et les klaxons.
Le vent porte l’odeur d’ébonite et de poussière, le marché chante en dessous des immeubles.
Un garçon parle, ses mots goûtent le sel des rues: « On tient, on tient pas, mais on tient ensemble. »
Je trace mes pas sur le bitume, avec mes baskets trop longues pour mes rêves.
La calligraphie des murs raconte nos histoires en couleurs qui saignent doucement.
Le quartier respire et écoute mes pas qui hésitent, puis avancent.
[Pre-Chorus]
Ambition dans les poches, doute dans le cœur, mais la solidarité attache mes ailes.
Une voisine me sourit: « Tu vas loin, petit, mais reste près du feu des frères. »
[Chorus]
Dugu kono, Dugu kono, je porte ce nom comme un talisman.
Dugu kono, Dugu kono, les rues apprennent mes pas à chaque matin.
Dugu kono, Dugu kono, la fierté se tisse avec les gestes sages.
Dugu kono, Dugu kono, et je me relève, malgré chaque orage.
[Verse 2]
Le bruit des motos rythme mes idées, comme un tambour de quartier qui ne dort jamais.
Les dialogues coulent: « T’es prêt, frère ? » et « Tant que la lumière est là, on avance. »
La pluie résonne sur les toits, on échange des regards qui promettent des jours plus clairs.
Je tends la main à des enfants qui apprennent les lettres dans la poussière colorée.
Les façades racontent notre héritage: kora, mosaïque, et un sourire qui résiste.
[Pre-Chorus]
On porte des cicatrices de routes, mais aussi des rêves qui brillent sous les néons.
« Courage, petit », crie une voix au coin, « on est là, et on compte sur toi. »
[Chorus]
Dugu kono, Dugu kono, je porte ce nom comme un talisman.
Dugu kono, Dugu kono, les rues apprennent mes pas à chaque matin.
Dugu kono, Dugu kono, la fierté se tisse avec les gestes sages.
Dugu kono, Dugu kono, et je me relève, malgré chaque orage.
[Bridge]
Les graffs s’allument comme des feux de signal, piments et couleurs dans le noir,
parlent d’un quartier qui se relève, d’un esprit qui ne se brise pas.
On échange des regards, de la poussière sur les lèvres et des promesses sur la langue.
[Chorus]
Dugu kono, Dugu kono, je porte ce nom comme un talisman.
Dugu kono, Dugu kono, les rues apprennent mes pas à chaque matin.
Dugu kono, Dugu kono, la fierté se tisse avec les gestes sages.
Dugu kono, Dugu kono, et je me relève, malgré chaque orage.
[Outro]
Je retiens le souffle du quartier, et il retient le mien: on tient, on s’élève.
Le Mali est dans mes veines, Bamako dans mes yeux, et demain chante encore.