J’ai aimé comme on brûle, sans plan d’évacuation,
Le cœur en chantier, mais sans autorisation,
J’ai posé mes rêves dans tes fondations fragiles,
Pensant bâtir solide, mais tout sonne instable et hostile.
T’étais mon oxygène dans un monde irrespirable,
Maintenant chaque souvenir devient ingérable,
J’ai donné sans devis, sans marge, sans garantie,
Et toi t’as démoli sans même voir le prix.
L’amour c’est pas des mots, c’est des actes qui pèsent,
Mais quand ça ment trop, même la vérité s’apaise,
J’me relève en béton, armé par les blessures,
Car même brisé, un cœur peut devenir plus dur.