[Verse 1]
Le monde s'égosille, s'épuise en vains vacarmes,
Mais le roi ne parle pas, il dépose ses armes.
Car là où le cri s'arrête, la foudre commence,
Il y a plus de fureur dans l'acier d'un silence
Que dans mille discours qui s'effritent au vent ;
C’est le calme du gouffre, le poids du géant.
[Chorus]
Celui qui se tait possède enfin la Terre,
Puisque le plus grand choc naît du cri qu'on resserre,
Dans le silence, la force se tait ou se montre,
Et le cœur qui écoute bat plus fort qu'une trompette.
[Verse 2]
Le cri se retire, les ombres apprennent à écouter,
Le roi garde son souffle, gardien des vérités,
Là où l'écho se perd, naît une clarté obstinée,
Le silence devient langue, et l'esprit est libéré.
[Chorus]
Celui qui se tait possède enfin la Terre,
Puisque le plus grand choc naît du cri qu'on resserre,
Dans le silence, la force se tait ou se montre,
Et le cœur qui écoute bat plus fort qu'une trompette.
[Bridge]
Quand le bruit casse les pierres et les frontières,
Le calme dans le silence grandit et réapparaît,
La voix qui se tait peut sauver ce qui demeure,
Car le monde écoute plus que ce qu'il peut parler.
[Chorus]
Celui qui se tait possède enfin la Terre,
Puisque le plus grand choc naît du cri qu'on resserre,
Dans le silence, la force se tait ou se montre,
Et le cœur qui écoute bat plus fort qu'une trompette.
[Outro]
Que le silence soit le bras qui serre, qui protège,
Que la voix mesurée fasse jaillir la lumière,
Le règne se gagne non pas par l'éclat des armes,
Mais par la paix qui parle sans aucun cri.