Le cœur sous scellés, j’ai remplacé l’amour par le papier,
Parce qu’une promesse s’envole, mais un virement sait rester.
On court après la maille, on finit par s’y emmêler,
À croire que le bonheur s'achète au prix de l'intégrité.
Et y’a ces pimbêches, les yeux rivés sur le logo,
Elles cherchent un prince charmant, mais surtout son numéro... de compte.
Sourires en plastique, l'âme vidée par le paraître,
Elles te vendent du rêve pourvu que t’aies de quoi les repaître.
L’amour, c’est devenu un luxe qu’on ne peut plus se payer,
Un contrat à durée déterminée qu'on finit par balayer.
Entre la soif du gain et la peur de finir seul,
On accumule les billets pour couvrir les fissures du linceul.