On parcourait les chemins sans craindre le lendemain,
Rien dans nos vieux cartables, que des rêves incertains.
On vivait chaque instant sans savoir où l’on allait,
Sans richesse à partager, mais tant d’amour à donner.
Les années défilent, mais les souvenirs restent,
Même quand le temps passe et que la vie nous teste.
On voulait toucher le ciel, décrocher les étoiles,
Aujourd’hui nos rêves dansent derrière un voile.
J’ai vu les cheveux blancs envahir nos têtes,
Et les regrets du temps s’inviter à la fête.
On croyait être éternels comme les océans,
Mais le rideau se ferme doucement avec le temps.
Le temps nous dévore, mais nos cœurs s’en souviennent,
Nos rêves d’hier reviennent encore et encore.
Le temps nous dévore, mais rien ne nous retient,
On brûle nos nuits, on s’accroche encore.
Le temps nous dévore…
Mais nos cœurs s’en souviennent…
Le temps nous dévore…
Mais rien ne nous retient…
On court, on tombe, on veut toucher le ciel,
Mais le temps répond dans un silence cruel.
Les rêves s’éloignent, deviennent irréels,
Et nos cœurs se perdent dans l’ombre du réel.
Le destin avance sans attendre les enfants,
Il efface nos traces lentement, doucement.
On veut retenir la vie dans nos mains tremblantes,
Mais elle glisse encore, insaisissable et vivante.
Et parfois dans le silence d’un dimanche de pluie,
J’entends encore nos voix traverser l’infini.
Les visages changent mais les souvenirs demeurent,
Tels un rappel pour nos âmes, pour nos cœurs.
Le temps nous dévore, mais je garde en mémoire,
Les éclats de nos rires gravés dans mon histoire.
Même si tout s’efface, même si tout s’en va,
Il reste une lumière que le temps n’éteindra pas.
Le temps nous dévore… mais nos âmes voyageront,
Au-delà des saisons, au-delà de l’horizon.
Le temps nous dévore… mais je le défierai,
Avec tous les visages que mon cœur a gardés.
Car tant qu’il reste un rêve, tant qu’il reste une voix,
Le temps nous dévore… mais ne nous vaincra pas !
Le temps nous dévore… mais ne nous vaincra pas !