Dans le tumulte des voix… qui promettent sans voir
Je marchais à l’écart… apprenant à me croire
Ils riaient de mon calme… le prenaient pour faiblesse
Mais le bruit cache souvent… le vide qu’il confesse
J’ai vu des cœurs pressés… jurer sans vérité
Comme des feuilles au vent… qui parlent d’éternité
Et moi je gardais l’ombre… où mûrissent les choix
Car tout ce qui est sincère… ne crie pas
On m’a dit… “ouvre-toi… ou tu finiras seul”
Mais j’ai vu trop d’abîmes… cachés sous leurs aveux
Je ne livre plus mon cœur… aux serments éphémères
J’ai vu trop de “toujours”… se perdre en poussière
Je marche avec moi-même… et cela me suffit
Car se trahir par amour… n’est point aimer la vie
Mon silence n’est point vide… il pense et il observe
Il pèse chaque âme… à la valeur qu’elle serve
Si ton cœur est sincère… alors reste ici
Sinon passe ton chemin… je me choisis
J’ai connu un oiseau… qui chantait pour séduire
Promettant mille ciels… à qui voulait le suivre
Mais quand vint la tempête… il changea de saison
Laissant ses doux serments… mourir sans horizon
Et j’ai vu un vieux chêne… solitaire et discret
Tenir contre les vents… sans jamais se plier
Il parlait peu… mais ses racines disaient tout
Que le vrai ne s’enfuit pas… quand le ciel devient flou
Alors j’ai choisi d’être… ce que le temps respecte
Plutôt qu’un cœur facile… que le vent emporte et jette
Je ne livre plus mon cœur… aux serments éphémères
J’ai vu trop de “toujours”… se perdre en poussière
Je marche avec moi-même… et cela me suffit
Car se trahir par amour… n’est point aimer la vie
Mon silence n’est point vide… il pense et il observe
Il pèse chaque âme… à la valeur qu’elle serve
Si ton cœur est sincère… alors reste ici
Sinon passe ton chemin… je me choisis
Le monde aime les masques… les mots qui brillent vite
Mais l’âme reconnaît… ce qui dure et habite
Et j’ai compris sans bruit… loin des regards nombreux
Qu’on peut être discret… et pourtant dangereux
Je ne suis point fermé…
Je suis fidèle à ce qui est vrai