Ô santé, trésor discret que nul ne peut tarir,
Tu es le souffle qui fait les cœurs fleurir.
Sans toi, les palais ne sont que vains murs de pierre,
Et l’âme s’éteint comme flamme sans lumière.
Veille sur ton corps ainsi qu’un temple sacré,
Car de sa force naît chaque liberté.
Point de richesse au monde qui te console,
Si la maladie vient dérober ton épaule.
Bois l’eau des matins, marche sous le ciel clair,
Que ton pain soit simple et ton sommeil sincère.
Fuis les excès vains qui rongent en silence,
La mesure est reine, et la vie sa récompense.
Alors tes jours seront longs comme les fleuves,
Et tes nuits paisibles, loin des peurs qui s’émeuvent.
Garde la santé : c’est le bien des biens,
Car sans elle, l’homme ne possède rien.