[Verse 1]
La table est mise, mais ma place n'a plus de nom
Je suis le fantôme du salon, celui qui baisse le ton
Dans leurs regards, je ne suis qu'une charge, un fardeau
Ils ne voient pas l'homme, ils voient juste mes vieux morceaux
Pas de billets en main, donc pas de droit à la parole
Le silence de ma femme, c’est l’acide qui me décolle
Mes enfants grandissent en pensant que je suis le décor
Papa n'a rien à offrir, alors papa n'a pas de corps
[Verse 2]
J’ai entendu les murmures derrière la porte du couloir
« Il ne sert à rien », « C’est un poids », « Il n'apporte que le noir »
Ça fait plus mal qu'un uppercut, plus mal qu'une lame
Quand ta propre famille éteint la dernière étincelle de ton âme
[Chorus]
L’argent fait le roi, mais la pauvreté fait l’invisible
J’étais leur cible, leur échec, leur point de mire prévisible
Mais le cœur qui ne possède rien est celui qui rêve le plus fort
J'ai transformé mes larmes en l'or de mon propre sort
Je n'ai pas baissé les bras, même si le monde m’ignore
[Verse 3]
Le silence persiste, mais ma voix cherche l’embrun
Un pas après l’autre, je retrouve la raison qui m’anime enfin
Dans le miroir, je suis encore moi, malgré le temps qui défile
Je suis l’histoire qui refuse d’être éteinte, malgré l’hostilité hostile
[Chorus]
L’argent fait le roi, mais la pauvreté fait l’invisible
J’étais leur cible, leur échec, leur point de mire prévisible
Mais le cœur qui ne possède rien est celui qui rêve le plus fort
J'ai transformé mes larmes en l'or de mon propre sort
Je n'ai pas baissé les bras, même le jour où tout tombe
[Outro]
Et si le soir ressemble à rien, j’allume ma propre nuit
Par mes pas, par mes mots, je reprends ce qui m’a fui