Elle est née sans promesse,
sans bras pour la tenir,
manque de tendresse
Une enfant de trop qu’on a laissé grandir.
Dans une maison froide où l’amour se tait
Elle a appris très tôt que personne la sauvait
Petite déjà, elle marchait sur des fils
Évitait les regards, les gestes trop hostiles
Le monde lui a montré son pire visage
Avant même qu’elle comprenne son âge
Elle portait des silences
Plus lourds que des cris
Une enfance en absence
Et personne n’a rien dit
Elle a appris les règles sans personne pour lui dire
Comment aimer sans peur, comment encore sourire
Elle a grandi dans l’ombre, mais le cœur en feu
Une battante cassée, mais toujours debout quand même
Elle a connu la chute, les nuits sans sommeil
Les murs blancs, les douleurs qu’on cache au soleil
Mais même quand tout vacille, quand elle touche le fond
Elle se relève encore, seule contre le monde
Les couloirs du collège étaient pas un refuge
Des mots comme des lames, des regards qui jugent
Le harcèlement gravé dans chaque journée
Comme si exister, c’était déjà trop demander
Et y’a ces moments qu’elle garde enfermés
Des gestes déplacés, des limites brisées
Elle n’en parle pas, elle serre juste les dents
Continue d’avancer, même en tremblant
Elle voulait disparaître
Devenir invisible
Mais au fond de son être
Y’avait quelque chose d’indestructible
Elle a appris les règles sans personne pour lui dire
Comment aimer sans peur, comment encore sourire
Elle a grandi dans l’ombre, mais le cœur en feu
Une battante cassée, mais toujours debout quand même
Elle a connu la chute, les nuits sans sommeil
Les murs blancs, les douleurs qu’on cache au soleil
Les séjours enfermés pour pas perdre pied
Mais elle revient toujours, même brisée
Et dans les chambres blanches où le temps s’arrête
Elle recolle son âme, morceau par morceau en tête
On l’a crue perdue, on l’a crue fragile
Mais elle cache une force presque indocile
Mais maintenant ça va mieux, grâce à sa relève
Elle s’est relevée seule, plus forte que ses rêves