C’est le pays du consensus, ou du moins c’est ce qu’on raconte,
Sous l'ombre du baobab, on fait l'appel et on décompte.
De Porto-Novo à Parakou, le vent tourne et s'agite,
Les réformes tombent en cascade, certains disent que ça va trop vite.
On parle de rupture, mais le passé nous colle à la peau,
Entre le colosse de Cotonou et les gardiens du drapeau.
Le Code électoral, c’est le nouveau terrain de jeu,
Où les parrainages se négocient comme un pacte avec les dieux.
Le bitume brille en ville, les échangeurs montent au ciel,
Mais au marché Dantokpa, le panier n’a plus le goût du miel.
La démocratie s’affine ou s’enferme, c’est selon le point de vue,
Le peuple observe en silence, entre le "déjà fait" et l'imprévu.
On n'oublie pas l'histoire, de l'ère du changement aux blocs unis,
Ici la politique est un art, une science de l'infini.
Le Bénin avance, en équilibre sur un fil de fer,
Fier de son génie, mais méfiant face aux vents contraires.