Dans le creux de tes mains, j'ai déposé mes craintes,
Effaçant du passé les plus sombres empreintes.
Aimer est un vertige, un pari sur le vent,
Un serment que l'on crie au mépris du néant.
Je crains la chute libre et l'écho de l'absence,
Mais ton regard efface toute ma résistance.
C'est une faille ouverte au milieu de ma poitrine,
Une force sauvage, à la fois douce et divine.
Si mon cœur doit se briser au bout de ce voyage,
Je préfère l'orage au calme d'un naufrage.
Car vivre sans ton souffle est le seul vrai danger,
Un exil intérieur que je ne peux plus songer.