Sol Sol Lab Sol Fa Mib Do
Parti pour le Nigeria, les poches vides de tout.
Apprenti cuisinier, mais le courage au rendez-vous.
Quand la marmite a chanté, quand l’argent a parlé.
Il n’a pas pensé à lui, il a pensé : "Petit frère"
Toi tu iras à l’école, moi je n’ai pas fréquenté.
Moto neuve, fournitures, il l’a tout payé.
Le rêve de son frère était devenu son métier.
Il servait les plats, mais c’était son sang qu’il donnait.
Il était le pilier, l’arbre sous lequel tous.
s’abritaient Tontons, tanties, cousins...
tout le monde venait manger.
Papa n’a pas fréquenté,
mais il nous a élevés.
Ses mains sentaient l’oignon, mais son cœur était doré.
Ils t’ont dit "Sauveur" quand tu brillais, quand tu donnais.
Mais quand la tempête est venue, plus personne n’est resté
Ôô le cœur du cuisinier... s’est éteint dans le silence.
La France dit impossible, et son monde s'envole. Cultivateur par force, et le cœur en morceaux. Et ceux qui mangeaient chez lui oublie son adresse. Le téléphone ne sonne plus, il reste que la tristesse.
La maladie est venue, la paralysé l'a cloué au lit.
Le ciel t'a appelé, papa... on n'avait plus de nom.
Ils t'ont tourné le dos, mais nous on te tend nos cœurs.
Maman est restée debout, digne, elle n'a pas plié le genou.
Je ne mendierai pas l'amour, elle nous regardait.
À Dieu papa.