J’suis dans Abidjan la nuit, 2Plateaux sous néons
Les rêves coûtent cher, ici même l’air a un prix, négro
Y’a trop d’frères qui sourient mais dedans c’est le néant
On parle peu, on encaisse, cœur blindé, regard méfiant
J’ai vu des gars tomber pour des billets, pour du faux love
Des promesses en papier, ça finit toujours en naufrage
Elle me dit “reste”, mais moi j’suis déjà ailleurs
J’ai trop connu la pluie pour croire encore au bonheur
On vient de loin, on a marché sans lumière
Les mains vides mais l’orgueil lourd comme la mer
On calcule tout, même les silences ont un sens
Ici l’amitié meurt souvent pour une liasse
Y’a Dieu qui voit tout, même quand la ville dort
Les démons tournent, ils veulent nous voir plus fort
J’avance seul, même entouré de mes gars
Parce qu’au final chacun sauve que son cas
J’ai le cœur froid, calibré comme une arme
J’parle peu, mais mes silences font du drame
Elle veut mon temps, moi j’veux juste la paix
Mais la paix coûte cher quand t’as connu la galère
On veut le sommet mais sans perdre l’âme
Mais plus tu montes, plus tu vois les flammes
Les regards changent, les vrais disparaissent
Bienvenue dans le game, ici tout s’encaisse
Abidjan m’a fait, Abidjan me teste
Entre loyauté et billets, faut faire le geste
J’écris ma vie entre douleur et espoir
2400 degrés… j’suis trop chaud pour les histoires