[Intro]
Rue chaude, lumière basse, les murs parlent trop fort
Cameroun en filigrane, dans le noir je trace mes notes
[Verse 1]
Moi, enfant des quartiers où les rêves se mangent sans choix
Le beat cogne comme un pas perdu dans le soir noir
On m’appelle le revenant, j’ai les mains pleines de poussière
Mais j’ai encore ce feu qui refuse de se taire et de se taire
Les sirènes chantent en boucle, les horloges s’arrêtent au coin
J’écris pour survivre, pour prouver que j’ai encore une voix
Les amis tombent, les loyautés se plient sous le poids du bling
On m’a dit “garde tes pieds sur terre”, mais ma tête veut grimper loin
[Pre-Chorus]
Dans les ruelles, je calcule chaque pas, chaque alliance
On me regarde comme un mirage, puis on m’offre une chance
[Chorus]
J’avance dans le brouillard, mes rêves brûlent comme le soleil de Douala
Survivant des rues, je tiens debout, malgré les chaînes qui me serrent
Loyauté gravée dans la peau, même quand tout s’effrite et m’emporte
Je crie dans le vide, et le vide finit par me répondre
[Verse 2]
Les murs portent mes cicatrices, les affiches cachent nos peurs
On vend des promesses en ville, mais la loyauté se fait rare et fière
Ma mère prouve sa foi chaque soir, en prendant mon silence pour une prière
Et moi je trace des lignes, comme des rails qui portent ma lumière
Les rêves brisés collent à mes lacets, je cours malgré les douleurs
J’apprends que le vrai courage, c’est de rester, même sans l’honneur
[Pre-Chorus]
Dans les escaliers sombres, je range mes doutes, j’aligne mes verses
L’ombre me suit, mais j’avance, j’écris ce qui me traverse
[Chorus]
J’avance dans le brouillard, mes rêves brûlent comme le soleil de Douala
Survivant des rues, je tiens debout, malgré les chaînes qui me serrent
Loyauté gravée dans la peau, même quand tout s’effrite et m’emporte
Je crie dans le vide, et le vide finit par me répondre
[Bridge]
Si la rue est un miroir, je veux y reconnaître une autre forme de moi
Pas seulement le feu et la peur, mais la force de se tenir debout
[Chorus]
J’avance dans le brouillard, mes rêves brûlent comme le soleil de Douala
Survivant des rues, je tiens debout, malgré les chaînes qui me serrent
Loyauté gravée dans la peau, même quand tout s’effrite et m’emporte
Je crie dans le vide, et le vide finit par me répondre
[Outro]
Le jour viendra quand les lumières chercheront ma voix
J’irai parler à la ville, et la ville dira : tu es là