J'avais bâti dans mon âme un palais de confiance,
Un royaume sans muraille où régnait l'espérance.
Chaque mot que tu disais devenait une lumière,
Chaque sourire dessinait un printemps sur ma terre.
Je marchais sans avoir peur des tempêtes et du temps,
Car je croyais voir en toi la vérité des sentiments.
Mais les rêves les plus beaux sont parfois les plus fragiles,
Et les promesses gravées deviennent soudain inutiles.
Je me souviens des soirées où le ciel semblait sourire,
Des projets que nous faisions en parlant de l'avenir.
Je croyais que nos chemins resteraient toujours liés,
Comme deux étoiles perdues refusant de s'oublier.
J'avais confié mes secrets, mes blessures, mes combats,
Les silences de mon cœur que personne ne voyait.
Je t'avais donné ma force, ma confiance et ma foi,
Sans savoir qu'un jour viendrait où tu partirais sans moi.
Depuis ton départ, les jours ont changé de couleur,
Le soleil paraît plus froid lorsqu'il éclaire la douleur.
Les rues que nous parcourions portent encore ton absence,
Et chaque souvenir nourrit le poids du silence.
Je cherche parfois ton visage dans la foule des passants,
Comme un marin égaré cherchant son phare dans le vent.
Mais ce ne sont que des ombres qui traversent mon regard,
Et mon cœur reste enfermé dans son immense brouillard.
Combien de nuits ai-je passées à parler à l'obscurité ?
À demander aux étoiles pourquoi tout s'est arrêté ?
Pourquoi les mots d'autrefois sont devenus des mensonges ?
Pourquoi les rêves construits se sont changés en songes ?
Je portais ton nom en moi comme un trésor précieux,
Aujourd'hui il résonne comme un écho douloureux.
Et même lorsque je souris pour cacher mes cicatrices,
Mon âme connaît encore le prix de ton injustice.
Il y a des blessures que le temps ne guérit pas vite,
Des souvenirs qui demeurent malgré les années qui passent.
On dit souvent que l'amour finit toujours par renaître,
Mais personne ne raconte combien il est dur de disparaître.
Car lorsqu'un cœur se brise, c'est problème.