[Intro]
Depuis le frigo, sur mes bords de lait, j’observe le monde, hélas sans arrêt.
[Verse 1]
On me regarde pas, moi le carton qui a l’âme légère, je suis là, prêt à tout. Pourtant, pour le petit-déjeuner, on me passe à côté, c’est vraiment pas net.
[Pre-Chorus]
Je montre du doigt ce qui se fuit hors champ, oh là là, le déjeuner me fuit encore.
[Chorus]
Je suis le lait qui se plaint en boucle, personne ne me choisit, même pas pour le café sucré.
Mon bouchon se tord d’espoir et je soupire, ah, pourquoi pas moi ?
[Verse 2]
Les céréales font grr, les toasts s’endorment, et moi je reste là, en carton, sans détour.
Le frigo cligne de l’œil, “c’est toi demain”—mais demain, c’est toujours hier.
[Pre-Chorus]
Je pointe du doigt ce qui est hors champ, ce petit bruit qui me fuit, ce destin bancal.
[Chorus]
Je suis le lait qui se plaint en boucle, personne ne me choisit, même pas pour le café sucré.
Mon bouchon se tourne vers l’espoir, et j’exhale un petit lait de révolte.
[Bridge]
Si l’aube m’ouvrait les bras, j’en verserais une larme de crème sur le comptoir, pour attirer votre regard.
[Chorus]
Je suis le lait qui se plaint en boucle, qui voudrait juste être le premier choix.
C’est moi, carton tendre, prêt à se pointer au petit-déjeuner, un jour peut-être.
[Outro]
Hélas, je reste ici, témoin humble d’un matin qui n’arrive pas. Peut-être demain, peut-être jamais.