Le Bleu de l'Abîme (Le Choix d'Oberon)
(Couplet 1)
Dans le miroir des vagues, l’éclat était trop lourd
À vouloir jouer les anges, on s’épuise au grand jour.
J’ai rangé les sourires, les excuses et les gants,
Le costume de héros était bien trop étroit pour mes dents.
Un frisson dans l’échine, un silence qui se lie,
Je ne cherche plus la rive, je deviens l’incendie.
(Refrain)
Alors, appelez-moi l'ombre, appelez-moi le sort,
Je glisse dans le noir, je n'ai plus de remords.
Le costume du méchant me va comme un gant de fer,
Je suis le roi déchu, le maître de vos mers.
Et ça ne fait pas de mal, non, ça ne blesse plus,
De marcher seul devant, quand l'espoir est exclu.
J’avance.
(Couplet 2)
Le corail se fige quand mon ombre se dessine,
Une symphonie d'acier, une grâce assassine.
Vous vouliez un coupable ? Je vous offre le roi,
Celui qui ne tremble plus, celui qui dicte sa loi.
Plus besoin de plaire, plus besoin de pardon,
Le vide est une armure, et le bleu est mon nom.
(Pont)
Regarde mes yeux, ils ne reflètent plus le ciel,
Juste la vérité, brute et artificielle.
C'est si léger, finalement, de ne plus être « bon »,
De laisser la tempête porter mon nom, Oberon.
(Final)
J’avance dans le froid, le courant est mon frère.
Ne craignez pas ma haine, craignez ma lumière...
Parce que ça ne fait pas de mal.
Non, ça ne fait plus mal du tout.
🦈 Pourquoi ce ton ?
La chanson capture ce moment de bascule où un personnage arrête de lutter contre sa nature. Pour Oberon, être le "méchant" n'est pas une chute, c'est une libération. Le rythme doit être lent, lourd et puissant, comme le battement d'une queue de requin dans les profondeurs.