[Intro]
Dans le miroir des tours, les miroirs se retournent
On commande la pluie, puis on accuse la terre
L’égoïsme peint des murs qui refusent d’ouvrir
Et le silence colle des manteaux sur les rues
[Verse 1]
Ils parlent d’ordre, d’économie, de mérite,
Alors que leurs mains se nichent dans les poches vides
Les criées de douleur deviennent des chiffres gris,
Et les chiffres deviennent des montagnes qui écrasent les vies
[Pre-Chorus]
Comment blâmer les fautifs quand on porte le costume?
Comment voir la faute quand le pouvoir est un parfum?
[Chorus]
Nous regardons, mais nous ne voyons pas
La roue tourne et ne s’arrête pas
Ils crient justice, mais c’est leur propre échec qu’ils dessinent
Et sur leurs plans, les pauvres restent les témoins
[Verse 2]
Les crises naissent comme des fables au coin des rues,
Les statistiques sourient, puis tombent dans l’oubli
Les voix des démunis deviennent poussière et vertu,
Et les élites fredonnent l’ordre qui les conduit
[Pre-Chorus]
Ils parlent de réformes comme d’un destin royal
Oubliant les dettes qu’ils laissent à leur égal
[Chorus]
Nous regardons, mais nous ne voyons pas
La roue tourne et ne s’arrête pas
Ils crient justice, mais c’est leur propre échec qu’ils dessinent
Et sur leurs plans, les pauvres restent les témoins
[Bridge]
Ce sont leurs chaînes qui brillent sous les néons,
Leur culpabilité est un secret écrit en nations
Si l’arrogance tombe, peut-être alors un lendemain
Reste à gagner sans le prix des damnations
[Chorus]
Nous regardons, mais nous ne voyons pas
La roue tourne et ne s’arrête pas
Ils crient justice, mais c’est leur propre échec qu’ils dessinent
Et sur leurs plans, les pauvres restent les témoins
[Outro]
Échos dans les voûtes, le pouvoir se dérobe,
Ils rêvent d’essor, mais leur empire se dérobe
Et la chaîne des crises se brise lentement
Quand la rue décide de reprendre le récit—lentement