C'est compris. Pour tenir **2 minutes** sur une instru (en comptant un débit moyen de rap), il nous faut du texte solide, des silences maîtrisés et des refrains pour structurer le tout.
*(Ambiance sombre, une nappe de synthé, quelques bruits de ville au loin)*
Ouais... On connaît la chanson.
C’est pas juste des mots, c’est le poids des jours.
Écoute bien.
**[Couplet 1]**
Six heures du mat', le réveil sonne comme une agression
On porte le monde sur le dos, on subit la pression
J’ai vu l’espoir se faire la malle dans le dernier wagon
Ici les rêves s'évaporent comme la fumée d'un dragon.
On cherche la lumière, mais les réverbères sont grillés
On veut la lune, mais nos pieds sont dans la boue, liés
J’ai grandi entre les murs qui transpirent la défaite
Où le silence est d'or, mais où la violence est prête.
Regarde mon regard, tu verras pas de paillettes
Juste les traces d'un gamin qui a fait trop de quêtes
Pour un bout de pain, pour une place au sommet
On nous a dit d'attendre, mais on n'a jamais somnolé.
Chaque rime est une brique, je bâtis mon empire
Même si le sol tremble, même si le ciel s'étire
Je marche seul sur le fil, sans filet, sans boussole
Le bitume est mon prof, j'ai pas eu besoin d'école.
**[Refrain - x2]**
C'est l'écho du bitume, le chant des oubliés
Celui qui te réveille quand t'es trop humilié
On n'a pas de couronne, mais on a la dalle
Dans ce jeu de miroirs, on garde la morale.
**[Couplet 2]**
Le deuxième round commence, j'ai encore du souffle en stock
Le destin nous boxe, mais on résiste au choc
J’ai des frères en cellule, d’autres qui se sont rangés
D’autres qui cherchent la paix dans des pays étrangers.
La vie c'est un poker, tout le monde cache son jeu
On veut le trône, on veut l'éclat, on veut le feu
Mais le feu ça brûle, et l'éclat ça t'aveugle
Dans la jungle urbaine, c'est le plus fort qui meugle.
J'écris avec mes tripes,