Dans les rues d’Abidjan j’ai grandi dans la douleur,
Les poches presque vides mais le cœur rempli d’honneur,
On courait derrière les rêves sous les lumières des maquis,
Entre faux amis, vrai danger, chacun cherche sa vie.
Les grands parlaient d’argent, de business et de survie,
Pendant que certains frères perdaient le goût de la vie,
On a connu les nuits blanches, les problèmes, les galères,
Mais on garde le sourire même quand le destin nous enterre.
Dans les quartiers ça charbonnait pour sortir la famille,
Chaque petit voulait briller sans finir dans les conflits,
On a vu la haine, les promesses qui s’envolent,
Mais la rue d’Abidjan m’a appris à rester fort, parole.