Je pose enfin les armes contre moi-même,
Je n'ai plus à mériter le droit d'exister,
Je suis l'œuvre inachevée que doucement j'aime,
Chaque imperfection, une part de ma beauté.
Je n'ai pas à changer pour entrer dans un moule,
Je suis fait(e) de nuances, de silences et de voix,
Et même quand le doute revient et me bouscule,
Je reviens à moi-même — et ça, c'est déjà moi.