Dans Parakou étudiant rime souvent avec survie
Les vrais grouilleurs connaissent pas ventilateur la nuit
On dort dehors dans les cours sous moustiques et chaleur
Des maisons pleines d’étudiants qui poursuivent le même bonheur
Un œil fermé, un autre ouvert à cause des vols
Parce qu’ici tout le monde vient pas pour les cours à l’école
Le matin poussière rouge, wifi campus saturé
Devant la CAEB chacun lutte pour avancer
On dit souvent y’a pas plus pauvre qu’un étudiant
Le gari sec confirme ça discrètement
Mais les zems disent : “étudiant c’est les riches”
Et quelque part ils ont raison quand tu réfléchis vite
Parce que l’argent vient en bloc, pas comme salaire mensuel
Mais entre déplacements, polycopies et besoins essentiels
Avant même deux semaines le portefeuille est blessé
Et malgré tout faut sourire, composer… puis recommencer.