[Intro]
Dès l’aube, la grille grince, et le vent porte l’odeur du foin.
[Verse 1]
J’étais petit, la cour était un océan de poussière et d’herbe coupée,
Le soleil peignait mes ombres sur le pas de la porte, tout près du grenier.
Les cigales chuchotaient des secrets dans la chaleur qui tremble,
Et je courais sans comprendre pourquoi le temps semblait si simple.
[Pre-Chorus]
On respirait le soir comme on boit un jus de fruit trop mûr,
Les rires flottaient, et tout devenait clair sans dire un mot.
[Chorus]
Souviens-toi l’été dans la vieille maison,
Quand les murs sentaient le trèfle et la rosée du matin.
On rêvait grand, sans souci ni raison,
Et le cœur disait oui sans passer par la raison.
[Verse 2]
Le toit craquait sous le vent, et les oreilles écouteurs lointaines,
Les cigales écrivaient en queue de comète des jours sans fin.
Je cherchais mes clés dans le sac du temps qui résonne,
Pour revenir à ces heures où le monde était presque une chanson.
[Pre-Chorus]
On chantait sous les lucioles comme des feux de cheminée,
Et chaque souci semblait loin, juste hors de vue.
[Chorus]
Souviens-toi l’été dans la vieille maison,
Quand les murs sentaient le trèfle et la rosée du matin.
On rêvait grand, sans souci ni raison,
Et le cœur disait oui sans passer par la raison.
[Bridge]
Si l’odeur de l’herbe coupée venait à s’envoler,
Je suivrais les clameurs du vent jusqu’au seuil retrouvé.
La poussière se ferait douceur, et le passé pourrait revenir,
Pour une heure, juste une heure, et puis repartir en silence.
[Chorus]
Souviens-toi l’été dans la vieille maison,
Quand les murs sentaient le trèfle et la rosée du matin.
On rêvait grand, sans souci ni raison,
Et le cœur disait oui sans passer par la raison.
[Outro]
Et peut-être que le temps, en se retirant, laisse une porte entrouverte,
Un parfum d’herbe coupée qui revient quand j’ai besoin d’y croire.