Intro*
Si la vie nous a griffés, elle nous a pas séparés
Megnonso, Helgid Maxniel, c’est pour vous que je respire
Les nuits noires sont passées, le soleil a juré
De rester sur notre toit, pour toujours nous couvrir
*Couplet 1 – Les orages*
Je me souviens des factures qui tapaient à la porte
Du frigo vide, des silences qui font mal plus fort
Megnonso, tu serrais les dents, tu portais nos efforts
Moi j’avais la honte au ventre, l’impression d’avoir tort
Les regards du quartier, les "il n’arrive pas"
Toi t’essuyais mes doutes avec le creux de tes bras
Helgid Maxniel pleurait, on n’avait que nos prières
Mais dans tes yeux j’ai lu : "Cyriaque, on va traverser l’hiver"
On a connu la maladie, l’hôpital à 3h du matin
Ta main dans la mienne, tu disais "Dieu tient le volant"
On a connu les mois longs, le compte à zéro
Mais jamais le manque d’amour entre nous, jamais le manque de chaud
*Refrain – Chanté*
Megnonso, mon épouse, mon abri quand tout tremblait
Helgid Maxniel, mon fils, ta vie a rallumé mes plaies
Nos mauvais moments sont devenus nos fondations
Chaque larme d’hier arrose notre maison
Cyriaque sans vous, c’est un bateau sans port
Avec vous, même la tempête devient un confort
Je vous promets : plus jamais le froid, plus jamais seul
Ma famille, mon trésor, mes deux cœurs, mes deux soleils
*Couplet 2 – Le tournant*
Le jour où Helgid Maxniel a dit "papa" la première fois
J’ai compris que la richesse dormait déjà chez moi
Megnonso, t’as tenu la barre quand j’étais à la dérive
T’as transformé mes "je peux pas" en "on va, on arrive"
On a payé dette par dette, rêve par rêve
Aujourd’hui la table est pleine, et c’est ton nom que j’élève
Le petit qui toussait la nuit rit fort dans le salon
La femme qu’on a critiquée est la reine de ma maison
Les mêmes murs qui ont vu nos pleurs voient nos danses maintenant
Les mêmes voisins qui doutaient disent "Cyriaque a eu raison"
Parce que l’amour vrai, Megnonso,