Jâsais quâau fond de toi, ta conscience veut sâĂ©loigner,
Faire comme sâil existait pas, lâeffacer, le nier.
Yâa dâla rancĆur qui sâentasse, ça brĂ»le en silence,
Quand la trahison vient dâun proche, ça casse lâinnocence.
Mais Ă©coute, le plus important : câest quand mĂȘme ton frĂšre,
MĂȘme si ton cĆur crie âplus jamaisâ, mĂȘme si tu perds tes repĂšres.
Le temps fait son travail, Dieu lâa mis dans le dĂ©cor,
Pour calmer les tempĂȘtes, pour recoller les bords.
Moi aussi jâai vĂ©cu ça, jâte parle sans cinĂ©ma,
Jâconnais la nuit dans la tĂȘte, et le âpourquoi moi ?â
Surtout quand ça vient de celui que tâaurais jurĂ© incapable,
Et tu te retrouves Ă marcher dans lâhorrible, lâinnommable.
Tu sais, la blessure, elle fait mal parce que câĂ©tait sacrĂ©,
Parce que câĂ©tait âfamilleâ, et lĂ tout a dĂ©rapĂ©.
Mais ne plonge pas dans le noir, ne laisse pas la haine te prendre,
Ta paix vaut plus que la vengeance, mĂȘme si tâas envie de lâentendre.
Dieu est toujours lĂ , mĂȘme quand tâentends plus sa voix,
MĂȘme quand tâas le cĆur lourd et que tu tiens debout de travers, parfois.
Un jour tu pardonnerasâpas pour lui, mais pour toi,
Pour respirer Ă nouveau, pour relever ta foi.
Alors pleure si tu dois, crie si tu dois, mais reste vivant,
Tâes plus grand que cette histoire, plus fort que ce tourment.
La lumiĂšre, elle revient, mĂȘme aprĂšs lâhiver le plus froid,
Et moi jâsuis lĂ , jâte comprends⊠ne lĂąche pas.