(Intro)
J’ai grandi dans le bruit mais le cœur en silence,
Des rêves en miettes, noyés dans la violence,
Les murs parlent encore, j’entends leur confidence,
Chaque cicatrice raconte une absence.
(Couplet 1)
Dans les ruelles sombres, j’ai laissé mon innocence,
Le regard froid, calibré par la méfiance,
Les sirènes chantent, bercent nos nuits sans chance,
On survit plus qu’on vit, coincés dans l’errance.
J’me souviens d’la daronne qui pleurait en cachette,
Les poches vides, mais la fierté dans la tête,
Les potes tombés pour un billet, pour une dette,
Et leurs noms résonnent comme une vieille cassette.
J’ai vu des frères changer pour quelques grammes,
Le diable au coin d’la rue, il nous tend son programme,
Trop d’âmes perdues dans un décor en flammes,
On joue les durs mais on cache tous nos drames.
(Refrain)
Dans la nuit j’cours, j’fuis mes démons,
Le cœur en guerre, j’cherche une raison,
Les ombres m’parlent, j’entends leurs sons,
J’suis né dans l’noir, j’brille sans horizon.
Dans la nuit j’cours, j’fuis mes démons,
Chaque larme coule sans faire de bruit, non,
Les rêves s’effacent comme des saisons,
Et l’espoir s’perd dans l’fond d’la nuit.
(Couplet 2)
Les regards vides racontent des vies brisées,
On fait semblant d’rire pour pas s’effondrer,
Chaque erreur gravée comme une vérité,
Et l’passé revient toujours nous hanter.
J’ai serré les dents quand la haine montait,
Quand la justice fermait les yeux, détournait,
On nous juge vite sans même nous connaître,
Mais qui connaît vraiment l’enfer qu’on traverse ?
Les nuits sont longues, peuplées d’insomnies,
Les regrets frappent comme une maladie,
J’écris mes peines pour pas qu’elles m’oublient,
Chaque mot saigne comme une plaie infinie.
(Pont)
Si j’tombe, qui viendra me relever ?
Si j’crie, est-ce que quelqu’un va m’écouter ?
On avance seuls dans ce monde glacé,
Même entouré, j’me sens isolé.
(Refrain)
Dans la nuit j’cours, j’fuis mes démons,
Le cœur en guerre, j’cherche une raison,
Les om