*_
Ouais, c’est pour la rue... pour ceux qui la vivent...
4 minutes de vérité, pas de filtre.
Let’s go.
__
La rue m’a vu naître, la rue m’a vu tomber,
La rue m’a dit "lève-toi" quand j’voulais tout lâcher.
Entre béton, espoir, les frères et les plaies,
J’marche avec mes rêves dans la poche trouée.
La rue m’a vu naître, la rue m’a vu saigner,
Mais j’crache pas dans la main qui m’a appris à prier.
Entre sirènes, prières, les mères qui ont pleuré,
J’cours après la lumière dans les ruelles mouillées.
[Couplet 1]
J’ai grandi là où le soleil tape moins fort que les regards,
Où les mômes jouent au foot avec des rêves pleins d’écarts.
Murs tagués, cœur blindé, on connaît les codes par cœur,
Ici le respect se gagne, il se donne pas par erreur.
J’ai vu des grands partir, menottes ou dans un drap,
J’ai vu des petits grandir trop vite, l’innocence s’efface.
Le quartier c’est une mère, sévère mais qui enlace,
Elle te donne des claques mais t’apprend à faire face.
On compte les jours en bas, on compte les sous le soir,
On compte sur les vrais quand les faux viennent nous voir.
La dalle au ventre, mais la tête haute malgré tout,
Parce qu’ici bas, frère, on n’apprend pas à se mettre à genoux.
__
La rue m’a vu naître, la rue m’a vu tomber,
La rue m’a dit "lève-toi" quand j’voulais tout lâcher.
Entre béton, espoir, les frères et les plaies,
J’marche avec mes rêves dans la poche trouée.
La rue m’a vu naître, la rue m’a vu saigner,
Mais j’crache pas dans la main qui m’a appris à prier.
Entre sirènes, prières, les mères qui ont pleuré,
J’cours après la lumière dans les ruelles mouillées.
Y’a les embrouilles pour rien, les embrouilles pour l’honneur,
Y’a les frères qui jurent "à vie" et qui partent sur une erreur.
La rue c’est une école sans prof, sans diplôme,
Soit t’apprends vite, soit tu finis fantôme.
J’ai vu l’argent sale rendre