[Intro]
Bruit de briquet, sirène qui s’éloigne, le noir s’étire.
[Verse 1]
Le réveil a le goût du fer, le café est froid comme le cœur du guetteur,
Dans la zone, les rêves s’effritent, on compte les heures et les erreurs.
Ici, les murs ont des oreilles, mais les bouches restent cousues,
On survit entre le béton et l’ombre des gardes à vue.
Le bitume est un miroir où on ne voit que nos défauts,
On court après le chiffre pour pas finir sous le dépôt.
Y’a pas de tapis rouge, juste des flaques d'huile et de sang,
La réussite est une cible, le destin est un passant.
Petit frère veut la couronne, il a déjà le regard vide,
Il a compris que l'école vend des promesses un peu livides.
Alors ça charbonne en bas, sous le ciel de craie et de suie,
L’argent n’a pas d’odeur, mais il t’empêche de dormir la nuit.
On n’est pas nés pour la gloire, on est nés pour le combat,
Entre ceux qui rêvent et ceux qui restent.
[Pre-Chorus]
On marche sur des briques & des silences qui pèsent,
Le monde tourne vite, mais le temps reste en échec.
[Chorus]
On survit, sous le ciel de craie et de suie,
On tient debout, même quand tout vacille,
Le cœur bat fort, malgré la nuit qui s’allume,
Dans l’ombre on avance, et on se serre les coudes.
[Verse 2]
Les regards fusent, les pas lourds, les gestes mesurés,
On sait que demain peut être pire, mais on refait nos rêves cassés.
Les murs ont des oreilles, les promesses se font maigres,
On empile les heures comme des pierres sur le chemin de fer.
Le quartier respire un parfum de peur et d’espoir mêlés,
On cherche une porte, une chance pour ne pas tout quitter.
Y’a pas de tapis rouge, juste des flaques d'huile et de sang,
La réussite est une cible, le destin est un passant.
Petit frère grandit avec le doute gravé dans le front,
Mais le courage s’entête quand on vient de loin.
Alors ça charbonne en bas, sous le ciel de craie et de suie,
L’argent n’a pas d’odeur, mais il t’empêche de dormir la nuit.
On n’est pas nés pour la gloire, on est nés pour le combat,
Entre ceux qui rêvent et ceux qui restent.
[Bridge]
Quand le bruit des sirènes n’a plus de secret,
Quand l’aube grimpe sur les toits et fait taire les doutes,
On se rappelle pourquoi on tient la ligne,
Pour ceux qu’on porte en mémoire.
[Chorus]
On survit, sous le ciel de craie et de suie,
On tient debout, même quand tout vacille,
Le cœur bat fort, malgré la nuit qui s’allume,
Dans l’ombre on avance, et on se serre les coudes.
[Outro]
Sous le ciel qui crie en blanc, on trace notre route,
Et même si le monde tourne, on reste fidèles à nos pas.