[Introduction]
[La chanson commence dans le silence, rompu par le son d'un piano lent et intermittent, puis un violoncelle entre avec une tonalité très grave et triste qui donne un sentiment de solitude.]
Dites-moi d'où elle vient. Enfin je saurai où je vais.
Papa dit que quand on cherche bien, on finit toujours par trouver.
Il dit qu'elle n'est jamais très loin, qu'elle part très souvent bosser.
Et que bosser, c'est bien. Bien mieux qu'être mal accompagné, pas vrai ?
[Pré-refrain]
[Introduction graduelle des violons, la pulsation musicale commence à s'accélérer légèrement.]
Où t'es maman ? Dis-moi, où t'es maman ?
Sans même devoir parler, tu sais c'qui tourne pas rond.
Sacrée maman, dis-moi où tu t'es planquée ?
Ça doit faire au moins mille fois que j'ai compté mes doigts.
[Refrain]
[Une explosion orchestrale épique ! Les cuivres entrent en force avec des tambours massifs, et la voix principale est accompagnée par un large "chœur lyrique" qui fait écho aux paroles comme un cri de colère et de chagrin.]
Maman où t'es ? Maman où t'es ? Maman où t'es ?
Où t'es maman... dis-moi, où t'es ?
Où est ta maman ? Dis-moi, où est ta maman ?
Sans même devoir lui parler, elle sait c'qui va pas !
[Couplet 2]
[La musique ralentit soudainement, revenant à un son de violon tendu et rapide ; la voix porte ici une ironie amère et de la déception.]
Serons-nous des gosses paumés ? Ou serons-nous des génies ?
Juste des géniteurs ou bien des gens qui soignent les blessures ?
Dites-nous qui donne la vie à des cœurs sans tendresse ?
Tout l'monde sait comment on fait des bébés...
Mais personne sait comment on fait des mamans de nos jours.
[Pont]
[Un crescendo musical graduel, le chœur opéra murmurant de tristes "ahhh" en arrière-plan, menant à l'apogée final.]
Où est caché l'secret ? Dites-nous un peu comment ?
Faut faire avec le sort ? Et vivre au bord du gouffre ?
On a tant pleuré en cachette, et nos nuits ont été si longues...
Qu'on y croie ou pas, y aura bien un jou